Présentation générale
Situation géographique
La Nouvelle Calédonie est située dans le Pacifique Sud à proximité du Tropique du Capricorne entre le 19° et le 23° de latitude sud et entre le 163° et le 168° de longitude est.
L'archipel occupe le sud de la Mélanésie, à 600 km du Vanuatu, 1 500 km de l'Australie, 2 000 km de la Nouvelle Zélande, 7 000 km du Japon, 10 000 km des Etats-Unis et 18 000 km de la France.
Située dans l'Océan Pacifique, près de l'Australie et la Nouvelle Zélande, la Nouvelle Calédonie bénéficie d'un climat tropical et humide, température moyenne : 24°C
D'une superficie de 18 564 km², La Nouvelle Calédonie compte aujourd'hui plus de 200 000 habitants. L'île centrale, appelée communément la "Grande Terre", augmentée des Îles Bélep au nord (220 km²) et de l'Île des Pins au sud (plateau argileux de 180 km²), s'étend sur 400 km de long et à peine 40km de large, couvrant une superficie de 16.346 km2.
Climat
La Nouvelle-Calédonie jouit d'un climat tempéré que l'on pourrait qualifier de "tropical océanique".
Le climat est tempéré et ensoleillé. Il existe deux saisons :
- la saison chaude (mi-novembre - mi-avril) : également saison cyclonique, avec des températures allant de 25 à 27°C
- la saison fraîche (mi-mai - mi-septembre) : plus sèche et avec des températures qui diminue de 20°C à 23°C le jour.
Monnaie
La Nouvelle Calédonie a sa propre devise le Franc Pacifique (CFP).
Le Franc pacifique est une monnaie qui a cours dans les territoires français de l' Océan Pacifique : Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et Wallis-et-Futuna.
Il est connu sous le nom de franc CFP, anciennement pour franc des Colonies françaises du Pacifique. CFP signifie aujourd'hui Change Franc Pacifique.
Il a été créé en décembre 1945 en même temps que le franc CFA , après les accords de Bretton Woods. L' institut d'émission d'outre-mer (IEOM, à ne pas confondre avec l'IEDOM) est la banque centrale des territoires français du Pacifique, après avoir été également l'institut d'émission de Mayotte jusqu'en 1999.
Conversions : 1FF = 18,18CFP et 1€ environ= 120CFP ou 1Fcfp = 0,00838 €

Un peu d'histoire
La découverte de la Nouvelle Calédonie
La Nouvelle Calédonie fut découverte le 4 septembre 1774 par le navigateur anglais James Cook lors de son second voyage dans le Pacifique. Rappelant son Ecosse natale, il baptisa l'île : Nouvelle Calédonie.
Le français La Pérouse reconnut vraisemblablement la côte ouest en 1788, avec ses bateaux la Boussole et l'Astrolabe qui devaient finir tragiquement à Vanikoro. Mais c'est d'Entrecasteaux, en 1792, avec la Recherche et l'Espérance qui explora cette côte avant d'atteindre Balade en 1793.
Quant aux Îles Loyauté, reconnues dès le début du XIXème siècle, elles furent exactement situées par Dumont d'Urville en 1827.
De 1810 à 1840, l'île est de plus en plus fréquemment abordée par des baleiniers, des marchands, des trafiquants et des aventuriers de toutes sortes.
La colonisation
À partir des années 1840, les missionnaires catholiques (français) et protestants (anglais) travaillent à l'évangélisation des tribus kanakes. En 1864 une expédition militaire aux îles Loyauté est organisée pour mettre fin à l'influence anglaise protestante.
Au nom de Napoléon III, le contre-amiral Febvrier-Despointes prend possession de l'île à Balade (nord) pour la France le 24 septembre 1853 et déclara et déclara : "A partir de ce jour, cette terre est française et propriété nationale" et le 29 septembre il négocie l'annexion de l'île des Pins avec le grand chef Vandegou.De 1853 à 1877, il y a un mouvement de colonisation pionnière vers la Nouvelle-Calédonie. C'est sous l'influence des pères maristes que la France a décidé de coloniser cette lointaine terre du Pacifique.
Napoléon III décide en 1863 de créer le bagne de Nouvelle-Calédonie. Les « transportés » arrivent entre 1864 et 1897. En 1866, les "assignés" furent admis à travailler chez les particuliers, d'autres furent dirigés sur les fermes-écoles et certains libérés installés sur des concessions. En application de la loi du 30 mai 1854, un premier convoi de 250 condamnés atteignit Port-de-France en mai 1864 et fut dirigé sur l'île Nou. La main-d'oeuvre pénitentiaire fut alors largement employée à éditer le chef-lieu, à tracer les routes et à exploiter les mines et les forêts, à tel point que Marc Le Goupils a pu écrire :"C'est le condamné qui a fait Nouméa".
En 1872, les déportés politiques de la Commune de Paris y sont envoyés. Ils y côtoient les déportés de la révolte kabyle de 1871. Libérés, ils peuvent obtenir des concessions de 4 hectares sur l'île. En 1874, suite à l'évasion de six communards déportés dont Henri Rochefort, le gouverneur Gautier de la Richerie est remplacé par Léopold de Pritzbuër. Dans le décret du 12 décembre 1874 signé par Mac Mahon les pouvoirs du gouverneur sont étendus de même que ceux du directeur de l'administration pénitencière.
En 1885, la "relégation", ou internement perpétuel sur le territoire, fut instituée pour certains condamnés. Mais la présence du bagne décourageait la colonisation libre et les envois de condamnés cessèrent en 1898 sous l'impulsion du gouverneur Feillet. On comptait alors plus de la moitié de la population blanche, et le quart de la population totale, d'origine pénale. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Nouvelle-Calédonie se rallie à la France Libre en 1940 et devient une base pour les 50000 Américains engagés dans la bataille du Pacifique.
Exploitation minière
C'est l'ingénieur Jules Garnier qui découvrit, en 1863 le minerai qui fait la réputation de la Nouvelle-Calédonie mais la première "ruée" se fit, en 1870, vers les mines d'or découvertes dans la région du Diahot, puis vers le cuivre de Balade en 1873.
En 1894, le gouverneur Feillet se voyait confier les destinées de la colonie alors peu peuplée et en proie à une grave crise minière. Pour rétablir l'équilibre entre la mine et l'agriculture, il fit venir les fameux "colons-feillet" dont le plus turbulent fut Marc Le Goupils. Il arriva plus de 500 immigrants entre 1895 et 1900 qui fondèrent Farino, Négropo, Sarraméa, Voh et plus de 1500 Indiens, Javanais, Tonkinois et Hébridais qui constituèrent l'indispensable main-d'oeuvre. Cette période explique le grande diversité ethnique du peuplement actuel du territoire.